Le jour se perd à l'horizon
Un bleu qui s'éteint
ténèbres envahissantes
ni lune, ni étoiles
n'osent s'y aventurer
de peur d'y mourir en novembre
le ciel se déchaîne
les cieux se rencontrent
la terre mugit à grande voix
dans un incoercible fracas
la nature se venge
les dieux répondent
leurs ailes mortelles nous frôlent
ils vomissent nos déchets
ils s'abreuvent de sang frais
pour se renouveler.
à tout prendre et rien laisser
les hommes n'ont jamais rien gagné